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VIII - Manhattan : 16 Md$ de dégâts
informatiques
(source :
www.weblmi.com )
Il
faudra 15,8 Md$ et au moins deux
ans pour remettre en état
les infrastructures informatiques
et télécoms détruites
lors des attentats new-yorkais
du 11 septembre dernier. Seulement
trois fois plus que les dépenses
en maintenance qu'aurait dû
occasionner le site durant cette
période. Et quasiment l'équivalent
d'un CA trimestriel d'IBM (de
20 à 22 Md$).
Des sommes évaluées
par Computer Economics et liées
à l'activité des
entreprises hébergées
dans les deux tours du World Trade
Center. Le cabinet d'étude
explique que " les banques
et services financiers - particulièrement
nombreux sur le site - sont parmi
les plus grands utilisateurs d'informatique
dans le monde ".
Près de 10 % (1,7 Md$)
du montant total sera nécessaire
dès les premières
semaines. Quelque 25 000 informaticiens
dans le monde sont à pied
d'ouvre pour assurer la continuité
des services des sociétés
touchées par les attentats.
Ces dernières ont dû,
de plus, accroître la part
de leurs services externalisés.
Il faudra toutefois quelques semaines
avant qu'une activité normale
puisse reprendre.
A plus long terme, Computer Economics
estime à 8,1 Md$ les investissements
nécessaires pour rétablir
à l'identique le niveau
d'équipement des entreprises.
Quelque 100 000 informaticiens
ou utilisateurs concernés
par le périmètre
de sécurité entourant
le quartier d'affaire de Manhattan
devront déménager.
De plus, le calcul de Computer
Economics inclut les équipements
de transfert et de stockage de
données et l'ensemble des
matériels. Enfin, la reconstruction
des infrastructures télécoms
d'une partie de Manhattan devrait
prendre au moins deux ans pour
un coût total évalué
à 6 Md$.
Le
recouvrement de site entre doute
et satisfecit
En
matière de recouvrement de
sinistre, plus de peur que de mal.
EMC, l'un des spécialistes,
affirme cependant qu'il s'agit du
plus important jamais effectué.
Près de trente clients dont
" l'ensemble des systèmes
" ont été atteints
simultanément. La plupart
ont basculé vers un second
centre d'hébergement de données
mais travaillent désormais
sans réel filet informatique
si celui-ci connaît un incident.
Dès le lendemain des attentats,
Comdisco - concurrent d'EMC - recensait
soixante-deux déclarations
de sinistre dont aucune ne concernait
cependant des mainframes. Il en
compte désormais quatre-vingt-sept.
Un record mais qui n'occupe finalement
que 40 % des capacités de
la société canadienne
actuellement en faillite. Une quarantaine
de ses clients sinistrés
ont d'ores et déjà
intégré des locaux
temporaires dans le quartier du
Queens (à New York) ou dans
le New Jersey tout proche. De même,
SunGard a enregistré quarante-sept
demandes d'assistance. De quoi occuper
30 % de ses capacités.
Selon Michael Flynn, analyste du
Meta Group, " les procédures
en place pour les grands systèmes
et les plates-formes de milieu de
gamme se sont généralement
avérées efficaces
". Jim Johnson, président
du cabinet d'études Standish
Group, préconise cependant
le passage à un hébergement
en réseau IP. Selon Rebecca
Whitener, en charge de la sécurité
informatique d'une institution financière
pour le compte d'EDS, "
le plus dur est de restaurer les
connexions au réseau et l'accès
aux données sauvegardées
".